Par Hervé Gobou
ABIDJAN — L’Institut National de Formation des Agents de Santé (INFAS) franchit un cap majeur. Adopté en Conseil des ministres le 5 août 2026, son passage du statut d’Établissement Public Administratif (EPA) à celui d’Établissement Public Hospitalier National (EPHN) réorganise la formation des soignants en Côte d’Ivoire. Les trois enjeux clés de cette mutation.
Un ancrage clinique renforcé
Conforme à la loi de 2019 sur la réforme hospitalière, ce changement rapproche l’enseignement théorique de la réalité du terrain. L’objectif est direct : immerger plus tôt infirmiers, sages-femmes et techniciens au cœur des plateaux techniques pour rehausser la qualité des soins dispensés aux populations.
Le défi de la reconnaissance LMD
Si l’ancrage hospitalier est salué par le corps médical, il ne règle pas tout. Le statut d’EPHN relève du Ministère de la Santé, tandis que l’homologation des diplômes Licence-Master-Doctorat (LMD) reste sous la tutelle de l’Enseignement Supérieur. La création de passerelles académiques solides demeure donc le principal chantier pour assurer la valeur internationale des diplômes.
Une gouvernance axée sur la performance
Grâce à une autonomie de gestion accrue, l’INFAS doit moderniser le pilotage de ses antennes régionales et répondre à la hausse de la demande de soins liée au déploiement de la CMU, tout en garantissant des standards de formation rigoureux (démarche qualité ISO 9001).












